L'économie est au beau fixe mais les entreprises sont de plus en plus nombreuses à couvrir le risque de faillite de leurs débiteurs.
Une grosse facture impayée peut fragiliser les comptes d'une entreprise, voire mettre en péril la survie d'une petite société en démarrage. D'où le boom de l'assurance-crédit, qui couvre les pertes sur débiteurs en cas de faillite. Les derniers chiffres publiés par l'OFAP (Office fédéral des assurances privées) indiquent une progression de 29,4% entre 2004 et 2005 du volume des primes d'assurance-crédit acquittées en Suisse; pour un total passant de 69,51 à 86,97 milliards de francs.
"La tendance s'est confirmée en 2006", selon les chiffres qui viennent d'être communiqués par les assureurs; indique Michel Mégevand, chargé de surveillance des assurances dommages dans cet office. Même si on est encore loin du véritable engouement qu'avait suscité ce type de couverture en 2002 - période de turbulences économiques - avec un volume global de primes dépassant les 110 milliards de francs; les entreprises prennent désormais la précaution de sécuriser leur chiffre d'affaires en période de haute conjoncture.
"Ce marché est en forte progression, constate Christian Gabriel, Directeur régional des ventes et du marketing pour la Suisse romande et la région Nord-Ouest de Euler Hermes en Suisse, le numéro un du secteur, qui a encaissé "27% de primes en plus en 2006 que l'année précédente".
Les entreprises ont de plus en plus recours à l'assurance-crédit pour deux raisons essentielles: " La globalisation des marchés entraîne une augmentation du nombre de clients dans des pays lointains comme l'Inde, la Chine ou le Brésil. Un contrat d'assurance-crédit permet d'obtenir plus facilement des financements auprès des banques, puisque le chiffre d'affaires de l'entreprise est sécurisé".
Une assurance-crédit classique couvre en effet la totalité du chiffre d'affaires."Pour une prime dont le prix varie, selon le volume et la solution choisie, entre 0,7% et 0,09% de ce chiffre d'affaires", indique Christian Gabriel. L'assureur "acquitte 90% de la facture impayée en cas d'ouverture de faillite du débiteur, ou d'une procédure équivalente telle qu'une demande de protection du Chapitre 11 aux Etats-Unis". Autre cas de figure: "Lorsque la situation est compliquée, par exemple lorsque l'entreprise a disparu sans faillite reconnue, la facture est acquittée par l'assurance, après un délai de six mois au plus".
Reste que l'assurance-crédit, seule, ne protège pas de la mauvaise foi d'un débiteur. Pour s'en prémunir, il faut souscrire une assurance-recouvrement qui transfère à l'assureur le suivi de la procédure de contentieux avec les clients récalcitrants Les grands du secteur disposent pour ce faire d'arguments chocs: les entreprises indélicates étant progressivement privées de livraisons tant qu'elles n'ont pas réglé les factures en souffrance.

L'absence d'assurance-crédit est à une entreprise ce que la roulette Russe est au jeu entre amis.
JLM
www.mdhfactoring.com
Rédigé par: MORDOH | 26 novembre 2008 à 16:46