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Rédigé à 14:43 dans Pages publiées dans L'Hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
UBS préannonce les résultats de l'exercice 2007. La perte nette revenant aux actionnaires pour l'ensemble de l'exercice atteindra environ 4,4 milliards de francs.
La banque aux trois clés détaillera sa performance financière le 14 février, lors de la publication des résultats relatifs au quatrième trimestre et à l'exercice 2007.
Mais l'annonce de ce jour est un appel indirect aux actionnaires d'accepter l'émission de 13 milliards de francs d'obligations convertibles, qui doit être en majorité souscrite par le fonds souverain GIC de Singapour .
Dans l'attente d'un tel apport, UBS précise que le ratio de ses fonds propres de catégorie 1 de la BRI n'était - au 31 décembre 2007 - que de 8,8%. Soit bien en deça des 10% considérés comme le matelas de sécurité confortable. Et ce, malgré le remplacement du dividende en numéraire par un versement en actions et la décision de réaffecter ses propres actions à la vente.
Et pour cause: les comptes du 4ème trimestre affichent une perte nette revenant aux actionnaires d'environ 12,5 milliards de francs.
Des actionnaires qui seraient bien avisés d'accepter l'apport de capital venu d'ailleurs.
L'Instantané du 30 janvier 2008
Rédigé à 08:40 dans L'Instantané | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Maçon, je travaille depuis plusieurs années à Genève en tant que frontalier. Mon employeur vient de prendre un chantier en France. Il m'a annoncé que pendant la période où je serai "travailleur détaché", il ne prélèvera pas l’impôt à la source sur mon salaire parce que je serai alors imposable en France. Est-ce exact? Dois-je contacter le fisc français?
T. L. Gaillard
Votre employeur a parfaitement raison. En tant que travailleur frontalier, vous relevez habituellement de l'accord fiscal conclu entre le canton de Genève et la France qui prévoit l'imposition à la source par Genève des salaires des frontaliers.
Les travailleurs frontaliers ayant un emploi dans un autre canton suisse sont imposés en France, en application d'un autre accord fiscal conclu entre la France et la Suisse. Exception à cette règle générale: les employés de nationalité suisse d'une collectivité publique suisse restent redevables de l'impôt sur le revenu en Suisse, même s'ils habitent en France.
En ce qui vous concerne, pendant la durée du chantier en France, vous devenez théoriquement travailleur détaché d'une entreprise suisse effectuant une prestation de service sur territoire français; selon les accords bilatéraux conclus entre la Suisse et l'Union européenne. Un tel travailleur reste imposable en Suisse si trois conditions cumulatives sont remplies: la durée de son activité sur territoire français est inférieure à 183 jours consécutifs (week-ends compris) pendant l'année fiscale, il n'est pas employé par un établissement stable en France, il n'est pas résident.
Votre employeur a sans doute déjà prévu de vous remettre en fin d'année un certificat de salaire distinguant clairement la période où un impôt à la source aura été prélevé sur votre rémunération et celle où votre salaire vous aura été versé en totalité. Vous n'avez aucune démarche à entreprendre auprès des autorités fiscales françaises ou suisses.
En tant que résident en France, vous redevenez un contribuable ordinaire pendant votre activité professionnelle sur ce territoire.
Rédigé à 11:52 dans Réponses aux questions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Un trader isolé peut-il faire perdre 5 milliards d'euros (8 milliards de francs) à sa banque malgré les contrôles de sécurité internes? Si l'on en croit la Société Générale c'est non seulement possible, mais cela vient de lui arriver!
A côté du trou creusé par cette fraude gigantesque, les nouvelles dépréciations de 2 milliards d'euros liées à l'exposition aux subprimes font figure de broutilles.
Les spectateurs du feuilleton bancaire de ces derniers mois ne peuvent en tout cas pas accuser les scénaristes d'avoir oublier les rebondissements... Les clients et actionnaires des banques, avaient déjà découvert que les modèles globaux de gestion des risques avaient un brin sous-estimé le risque de liquidité. Très génant, mais presque compréhensible compte tenu de la sophistication des nouveaux instruments financiers.
Ils apprennent à présent avec ébahissement que le contrôle de l'activité des employés est pour le moins défaillant... C'est grave pour une industrie qui vit de la confiance. Les dirigeants de la banque ont d'ailleurs pris la mesure de la faute: les responsables hiérarchiques du trader coupable ont été licencés et le grand patron a proposé sa démission. Elle a été refusée.
A défaut, il travaillera sans salaire et sans bonus les six prochains mois. La moindre des choses pour obtenir l'absolution de ses actionnaires.
L'Instantané du 25 janvier 2008
Rédigé à 08:46 dans L'Instantané | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Rédigé à 14:39 dans Pages publiées dans L'Hebdo | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Un plein d'essence plus cher et un panier de courses plus onéreux nous ont facilement convaincus que l'inflation était de retour. Si seulement...
La traître grignoteuse de pouvoir d'achat fait figure de gentille diablesse face au monstre menaçant tapi aux Etats-Unis: la déflation. Une sévère dépréciation de tous les actifs - immobilier, actions, obligations, mais aussi matières premières - dont la chute brutale des Bourses de l'an neuf ne serait qu'un avant-goût.
la montagne de dettes accumulées ces dernies années par les particuliers et les entreprises acquises par LBO - et dans les comptes des banques et de nombreux investisseurs par la magie de la titrisation - ne sont plus gagées.
Les prix avaient allégrement monté sur fond de confiance générale dans le "toujours plus". Ils dégringolent avec la peur du "encore moins". Vendre aujourd'hui par crainte de devoir le faire à moindre prix demain ou retenir un achat en espérant réaliser une meilleure affaire plus tard sont des réflexes de temps de déflation. Tristement adaptés si le principal moteur de l'économie mondiale entre en récession.
Décryptages du 24 janvier 2008
Rédigé à 11:31 dans Décryptages | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
J'ai peu cotisé au 2ème pilier, car j'ai très peu gagné en vingt ans de vie artistique. Je suis tout de même au bénéfice d'une somme qui me permettrait, après la quarantaine, d'entreprendre une nouvelle formation professionnelle.
Est-il réalisable de récupérer cette somme globalement? A. J.
Le 2ème pilier n'est pas une cagnotte dont on dispose à volonté. Les cotisations de l'employeur et de l'employé qui s'y accumulent constituent une épargne destinée à maintenir le niveau de vie à l'âge de la retraite, sous forme de rente ou par le versement du capital vieillesse constitué pendant la vie active.
La loi ne prévoit que trois cas permettant de retirer son 2ème pilier avant l'âge de 60 ans pour un homme ou de 59 ans pour une femme. Si l'assuré se lance dans une activité indépendante (l'AVS n'accorde ce statut que sur présentation de plusieurs mandats); s'il fait l'acquisition de son domicile ou s'il part définitivement à l'étranger. Dans ce dernier cas, si la destination est un pays de l'Union européenne, la partie obligatoire de la prévoyance professionnelle est gelée jusqu'à l'âge de la retraite.
Vous auriez intérêt à vous renseigner auprès de votre canton pour savoir s'il existe des aides adaptées à votre situation financière et professionnelle.
En cas de chômage, vous auriez la possibilité de bénéficier d'une formation apte à renforcer certaines compétences déjà acquises dans l'exercice de votre métier.
Rédigé à 10:15 dans Réponses aux questions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Agé de 55 ans, je souhaiterais prendre une retraite anticipée à 58 ans. Est-ce possible?
A. L. Lausanne
Si la décision de prendre une retraite anticipée ne vous est pas imposée par votre employeur, vous ne bénéficierez pas d'une rente transitoire versée jusqu'à l'âge requis pour percevoir la retraite du 1er pilier: 65 ans pour un homme.
Il est possible d'anticiper de deux ans au maximum la perception de la rente AVS, au prix d'une réduction de 6,8% par année d'anticipation.
Depuis janvier 2006, l'assuré d'une caisse de pension a la possibilité d'effectuer des rachats au-delà du montant nécessaire pour obtenir une rente complète à 65 ans, s'il planifie d'anticiper sa retraite à partir de 58 ans révolus. Il vous appartient de vérifier dans le règlement de votre institution de prévoyance quel est l'âge minimal à partir duquel vous pourrez prétendre à une rente anticipée ou au versement de votre capital vieillesse. Si vous optez pour le capital, vous devez en avertir la caisse trois ans à l'avance.
Pour maintenir votre niveau de vie après une cessation d'activité à 58 ans, il vous faudra économiser une jolie somme. Au-delà des rachats maximums autorisés par votre caisse de pension, mieux vaut favoriser l'épargne sur des 3èmes piliers "a" et "b", fiscalement privilégiée. Ouvrir plusieurs comptes vous permettra de fractionner les retraits pour réduire l'imposition.
Attention: les cotisations AVS restent dues jusqu'à l'âge légal de la retraite.
Rédigé à 15:41 dans Réponses aux questions | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
Le grigri des nouveaux barbares est doré. De préférence coulé à la louche dans les vieux moules qui font les beaux ligots. Un kilo de métal acheté au prix fort, gage de sécurité relative pour époque troublée.
L'or - cette "relique barbare" aux yeux de l'économiste Keynes opposé en son temps au retour de l'étalon jaune - séduit de plus en plus. Pas seulement en Chine ou en Inde, où il reste un symbole apprécié de richesse affichée. On fond à Genève de vieux "vrenelis" eraflés pour créer les lingots tout neufs commandés par des investisseurs nerveux... De riches épargnants, soucieux de protéger leur gagnotte de l'érosion de l'inflation, voire d'une grave crise monétaire déclenchée par un effondrement du dollar.
Etalon de la peur du lendemain, l'once vient de franchir un record de 900 dollars à New York. Le prix symbolique des 1000 billets verts pourrait être atteint dans l'année. Il y a longtemps que les barres dorées ne sont plus de poussièreuses reliques, tout juste bonnes à encombrer les sous-sols des banques centrales. Depuis les théories sur l'or démonétisé de la fin des années 90, la ruée vers les pépites a redonné tout son brillant au noble métal. Son prix a fortement progressé ces dernières années.
Mais, avant de faire la fortune des spéculateurs, le métal convoité par les alchimistes pourrait surprendre par un brusque retournement de tendance.
Décryptages du 17 janvier 2008
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