Les faits sont têtus. Engluées dans la crise des dérivés de crédits - entre autres des dérivés sur encours de cartes bancaires ou prêts à la consommation, alors que les ménages américains peinent à boucler le budget familial - certaines banques américaines ne sont pas prêtes de voir du vert dans leurs comptes… Après l’appel à la générosité des fonds souverains et les coupes dans les effectifs, Citigroup passe à la phase trois de son plan de sauvetage: la cession d’actifs risqués. Pour la bagatelle de 400 milliards de dollars ! Une vente contrainte, pour éviter le naufrage, pesant quelque 20% de son bilan. De quoi redécouvrir l’utilité des hedge funds et autres investisseurs prêts à conserver des titres jusqu’à ce qu’ils prennent de la valeur. Ces chevaliers blancs des mammouths bancaires vont d’ailleurs faire une bonne affaire s’ils achètent, sans s’endetter, les actifs dévalués des banques. Il n’empêche l’énormité de la somme - 400 milliards de dollars c’est l’équivalent du déficit commercial annuel des Etats-Unis – a largement contribué à la déprime des Bourses à la veille du week-end de Pentecôte.
Décryptages du 15 mai 2008

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