Plusieurs rencontres internationales sont prévues ces prochaines semaines pour tenter de réformer le système financier international.
Un Bretton Woods II serait d'emblée voué à l'échec s'il n'était concocté que par les ex- "Grands" de ce monde: Etats-Unis, Europe, Japon.
La Chine - mais aussi le Brésil, la Russie ou les pays du Golfe - ont aujourd'hui leur mot à dire sur l'avenir de la planète finance. Ne serait-ce que parce qu'une bonne part des bons du Trésor américains ou des titres de Fannie Mae et Freddie Mac sont en mains chinoises. Et que les fonds souverains de certains pays arabes richissimes ont volé récemment au secours de banques occidentales très affaiblies...
L'avenir du dollar, jusque-là monnaie de réserve incontestée du monde entier, c'est aussi celui des investissements massifs aux Etats-Unis des Etats anciennement émergents détenteurs d'une belle épargne .
L'Oncle Sam serait-il en mesure de rembourser tous ses créanciers sans être, de fait, en banqueroute ? Le dialogue s'impose et, avec lui, le partage implicite de la puissance.
L'Instantané du 20 octobre 2008

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