Depuis la faillite de Lehman Brothers - et ses conséquences désastreuses en termes de destruction de valeur sur les marchés financiers - la grande majorité des investisseurs s'est convaincue que les autorités publiques des différents pays ne permettront pas la défaillance d'un autre acteur d'envergure.
De fait, les plans de sauvetage se sont multipliés et les gouvernements ont implicitement garanti la pérennité des plus grandes banques; à coup de centaines de milliards de francs.
Résultat: les CDS couvrant l'éventuelle défaillance financière des Etats ont désormais la cote. Certains spécialistes des marchés obligataires estiment même que les risques systémiques engendrés par la crise sont passés du secteur financier aux Etats.
D'où leur conseil de délaisser les obligations gouvernementales, trop peu rentables en regard des risques désormais pris, pour se rabattre sur celles émises par les grandes banques, moins dangereuses qu'elles n'en ont l'air.
Chassez le marché par la porte et il revient par la fenêtre...
L'Instantané du 22 octobre 2008

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