Depuis la faillite de Lehman Brothers - et ses conséquences désastreuses en termes de destruction de valeur sur les marchés financiers - la grande majorité des investisseurs s'est convaincue que les autorités publiques des différents pays ne permettront pas la défaillance d'un autre acteur d'envergure.
De fait, les plans de sauvetage se sont multipliés et les gouvernements ont implicitement garanti la pérennité des plus grandes banques; à coup de centaines de milliards de francs.
Résultat: les CDS couvrant l'éventuelle défaillance financière des Etats ont désormais la cote. Certains spécialistes des marchés obligataires estiment même que les risques systémiques engendrés par la crise sont passés du secteur financier aux Etats.
D'où leur conseil de délaisser les obligations gouvernementales, trop peu rentables en regard des risques désormais pris, pour se rabattre sur celles émises par les grandes banques, moins dangereuses qu'elles n'en ont l'air.
Chassez le marché par la porte et il revient par la fenêtre...
L'Instantané du 22 octobre 2008

Fabuleux... Et personne ne se demande d'où sortent les centaines de milliards annoncés par ces gouvernements qui, pourtant (en France en tout cas...) avaient des "caisses vides" il y a quelques semaines ?
Les gouvernements ne permettront pas les défaillances ? Avec quel argent ? La planche à billets ? le fric virtuel ? Pour sauver des situations tout aussi virtuelles ? Aux dépends de qui ?
Même sans ces questions "gauchistes", la "monnaie de singe" des gouvernements ne pourra pas sauver quoi que ce soit, on n'arrête pas la marée avec une passoire. Et que feront ces fameux CDS lorsque nos "brillants" financiers commenceront à se mouiller les pieds ?
M'est avis que les journaleux n'ont pas fini d'inventer des qualificatifs pour la crise qui arrive (je parle pas du petit hors-d'oeuvre que nous connaissons...) et les réactions qui en découleront...
Au fait, les CDS, c'est combien ? 50 000 milliards de dollars ? Un gros château de sable, non ?
Et les termes "dévaluation" et "inflation", ça vous dit quelque chose ?
Rédigé par: Otto Naumme | 24 octobre 2008 à 23:38