De sommet du G20 en réunion du G8, les gouvernants affichent sans faillir leur volonté d’agir pour faciliter une sortie de crise la plus rapide possible. Ils en sont déjà à prévoir comment tourner dans l’autre sens le robinet à liquidités, lorsque les fragiles jeunes pousses vertes écloses sur le terreau de la confiance retrouvée seront devenues belles plantes. Certains arbustes chétifs seront toutefois morts d’ici là, malgré la santé retrouvée des Bourses. Et nombre d’humains aussi: ceux, et surtout leurs jeunes enfants, qui n’ont pas la chance d’avoir un travail décent. Ces «pas vraiment chômeurs», comme ils n’étaient «pas tout à fait salariés» avant que la grande crise efface leur job informel. Un autre sommet - celui de l’OIT sur la crise mondiale de l’emploi réuni à Genève - a fait entendre leur voix. Symbole fort de la dureté de la tornade sociale qui a détruit, et cassera encore, des millions d’emplois; neuf chefs d’Etat et de gouvernement y ont participé, tout comme le directeur général de l’OMC. Pour rappeler que derrière les faillites, l’effondrement du commerce, les restrictions de crédits, il y a des hommes perdant leurs moyens de subsistance. La multitude de ceux pour lesquels la crise éloigne pour très longtemps la chance de décrocher enfin un emploi correctement rémunéré et assorti de quelques droits sociaux.
Décryptages du 18 juin 2009

Commentaires