Régulièrement placée par le WEF et l’IMD en tête – ou à tout le moins dans le trio des meilleurs – du classement des pays les plus compétitifs de la planète, la Suisse vient de décrocher une autre spectaculaire première place.
Celle du pays le plus innovant, à l’aune de l’indice mondial de l’innovation établi par la très cotée école de commerce INSEAD, en partenariat avec Alcatel-Lucent Booz & Company, la Confédération des industries indiennes et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.
En 2011, l’Helvétie remonte trois places et décroche le titre de championne de l’innovation, devant la Suède et Singapour. Or, la capacité à innover demeure un facteur clé de la croissance économique et de la création d’emplois d’avenir. Les innovations fondamentales d’aujourd’hui sont promesses pour demain de nouvelles marchandises et entreprises, mais les améliorations à la marge de produits existants jouent aussi un rôle important dans le dynamisme d’une économie.
La force du franc a sans doute contribué à hisser la Suisse sur la première marche du podium de l’innovation. Contraintes d’adapter produits et prestations pour justifier des prix élevés, les entreprises suisses révisent régulièrement leurs processus de production et mettent en application des innovations incrémentales; celles qui ajoutent le petit plus particulièrement apprécié des clients. Cette pression permanente à l’innovation engendre des fruits juteux.
(Décryptages du 14 juillet 2011)
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