Les annonces de suppressions d’emplois dans les grandes banques se suivent et se ressemblent: des coupes dans les effectifs sont programmées en Europe et aux Etats-Unis, au profit d’embauches massives en Asie et dans d’autres régions émergentes. Là où se créent des fortunes, où des entreprises croissent vite et où des classes moyennes en formation aspirent à consommer plus
Le constat est sans appel: les vieux pays développés entrent sans doute dans une décennie au mieux de croissance molle, au pire de stagnation voire d’alternance de récessions et de faibles reprises. Pas de quoi nourrir de juteux bénéfices: ni par l’octroi de crédits, ni par les sophistiqués montages de la banque d’affaires; d’autant que les nouvelles normes de fonds propres limitent les possibilités de lucratifs jonglages financiers.
La gestion de fortune tire mieux avantage d’un jeu qui s’est singulièrement compliqué, à condition de pouvoir proposer à ses clients européens et américains des conseils avisés pour profiter du boom de certaines régions. D’où l’embauche en Asie d’analystes capables de repérer les entreprises prometteuses. La réorientation la plus spectaculaire en ce sens est celle de HSBC.
Présente sur place depuis sa création, cette banque vient d’annoncer quasi simultanément la suppression de 30 000 emplois dans le monde d’ici à 2013 et l’embauche – dans le même temps – de 15 000 personnes dans les pays émergents. L’Asie est bien la nouvelle frontière des chercheurs de richesse.
(Décryptages du 4 août 2011)
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